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Fromagerie

Site et monument historiques à Bourail

  • Dès 1867, le gouverneur Charles Guillain, favorable
    à un bagne colonisateur, crée à Bourail un centre de colonisation pénale. Ainsi
    vers 1870, l’établissement de Bourail, qui compte près de 200 hommes condamnés
    ou libérés, prend son aspect quasi définitif

  • Dès 1867, le gouverneur Charles Guillain, favorable
    à un bagne colonisateur, crée à Bourail un centre de colonisation pénale. Ainsi
    vers 1870, l’établissement de Bourail, qui compte près de 200 hommes condamnés
    ou libérés, prend son aspect quasi définitif avec l’achèvement de ses
    principales constructions : l’hôtel du Commandant, le pénitencier des femmes et
    le magasin des subsistances notamment. Ce dernier, appelé aussi magasin aux
    vivres ou magasin central, est le lieu où les nouveaux...
    Dès 1867, le gouverneur Charles Guillain, favorable
    à un bagne colonisateur, crée à Bourail un centre de colonisation pénale. Ainsi
    vers 1870, l’établissement de Bourail, qui compte près de 200 hommes condamnés
    ou libérés, prend son aspect quasi définitif avec l’achèvement de ses
    principales constructions : l’hôtel du Commandant, le pénitencier des femmes et
    le magasin des subsistances notamment. Ce dernier, appelé aussi magasin aux
    vivres ou magasin central, est le lieu où les nouveaux titulaires d’une
    concession agricole viennent chercher habillement, couchage et ravitaillement
    provenant de Nouméa, dont la distribution leur était gratuite durant les trente
    premiers mois.
    Suite à l’arrêt des convois de bagnards, le
    bâtiment passe dans les mains de différents propriétaires à partir de 1910.
    Après le cyclone de 1932, il est provisoirement transformé en internat et la
    messe y est parfois dite. Puis, en 1938, il devient la Fromagerie de la société
    fromagère La Néra. Durant le conflit de la Seconde Guerre mondiale, la
    production fromagère décline progressivement au profit de l’agriculture et de
    l’exploitation de la viande bovine, jusqu’à la fermeture de l’établissement en
    1949. Racheté par le Territoire en 1966, le bâtiment est utilisé par les
    services vétérinaires jusqu’en 1978. Deux ans plus tard, l’édifice est classé
    au titre des monuments historiques, puis restauré entre 1984 et 1986, date de
    l’ouverture du musée.


    L.Talbi