© ELISSALDE Arnaud

Parc Provincial de la Rivière Bleue

Grand Sud

Parc Provincial de la Rivière Bleue

Un écrin de verdure à protéger

Passé le col de Plum, dans la commune du Mont-Dore, le paysage se fait plus sauvage. La terre rouge et le maquis minier s’ouvrent devant vos yeux, tandis que se profile encore au loin l’Océan. Après quelques kilomètres à profiter de ce paysage, le Parc Provincial de la Rivière Bleue s’annonce ensuite sur votre gauche. 22 000 hectares de faune et flore protégés vous attendent ! Malgré son nom, le parc abrite deux vastes bassins versants principaux : celui de la rivière Blanche à l’Ouest et celui de la rivière Bleue à l’Est. Ces rivières alimentent toutes deux la retenue d’eau du lac artificiel de Yaté et offrent de nombreux trous d’eau où il est possible de se baigner. Vous traverserez tour à tour des écosystèmes originaux et singuliers  : différentes formes de maquis miniers, des forêts denses humides et des zones humides. Contrairement aux idées reçues, le PPRB contribue pour moitié à la superficie de la zone humide remarquable inscrite à la convention internationale RAMSAR en Nouvelle-Calédonie (44 000 ha) ; les Lacs du Grand Sud.

Ces milieux se caractérisent par l’abondance et la diversité de leur flore, avec un taux d’endémisme très important. Côté faune, on trouve par exemple le méliphage toulou, le corbeau calédonien, le notou, le cagou et le gecko à crête. Pour ce qui est de la flore, des plantes carnivores et des orchidées font partie des végétaux remarquables, à côté des grands arbres comme le kaori ou le houp. Depuis 1980, le parc est aussi une réserve pour nombre d’espèces endémiques, au premier rang desquelles le célèbre cagou, emblème de la Nouvelle-Calédonie ! Avec plus de 900 individus, c’est ici que vous aurez le plus de chance de croiser l’animal.

Des vestiges historiques

Les exploitations forestières et minières du site du début du XXe siècle ont laissé quelques vestiges encore visibles. En chemin vers la Rivière Blanche dans le secteur de Ouénarou-Guépyville, admirez les restes d’une locomobile à vapeur qui servait à entraîner des treuils pour le débardage des grumes de bois. Un réseau de voies ferrées conséquent parcourait les différentes vallées du parc. Le but ? Transporter les troncs issus de l’exploitation forestière ou le minerai de chrome. Plus de 40 kilomètres de voie ferrée ont été construits pour acheminer le bois et le minerai du parc jusqu’à la Rivière des Pirogues, où était installée la scierie La Forestière. Témoignant d’une occupation bien plus ancienne, des pétroglyphes en forme de spirale gravées dans la pierre sont à découvrir dans la Vallée de la Rivière Bleue.

 

Le saviez-vous ? Côté Rivière Bleue, lorsque vous aurez garé votre véhicule, le premier pont que vous franchirez est le pont Pérignon. Achevé en 1958, ce pont de 80 mètres servait pour l’exploitation forestière de M. Pérignon. Totalement en bois, sa matière de chêne gomme imputrescible le rend totalement immergeable. Ce qui explique qu’il soit toujours là !

Le cagou, star du Parc de la Rivière Bleue

Le parc accueille la plus grande population de cagous du territoire ! Le cagou, ou rhynochetos jubatus, est l’emblème de la Nouvelle-Calédonie, dont il est une espèce endémique. Vivant en forêt, son alimentation est composée d’insectes et de vers. Il ne vole pas, niche au sol et ne pond qu’un seul œuf par an. Il est de ce fait assez vulnérable, notamment face aux chats et chiens errants, cerfs et cochons sauvages qui constituent une menace. Un programme de repeuplement a donc été conduit par la province Sud. Grâce à cela, la population de cagous autrefois quasiment disparue atteint aujourd’hui près de 900 individus. Pour apercevoir un cagou, soyez attentif quand vous marchez dans le parc côté Rivière Bleue, notamment près du sentier du Kaori et celui des Cagous. Pour doubler vos chances, dormez sur place : les cagous sortent volontiers au coucher du soleil et au petit matin.

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Le top : opter pour une visite guidée de birdwatching, en compagnie d’une ornithologue. Caledonia Birds organise des sorties toute l’année. Vous multipliez ainsi vos chances d’observer les oiseaux endémiques du parc !

Une nature surprenante

Parmi les autres stars du parc, véritables monuments vivants, on trouve des arbres majestueux. Ne manquez surtout pas le Grand Kaori (Agathis lanceolata). Âgé de 1 000 ans, il impressionne avec ses 2,70 mètres de diamètre ! Haut de 40 mètres, il dépasse ses voisins de la canopée ! Le houp géant est un autre spécimen surprenant que vous pourrez croisez côté Rivière Blanche. Enfin, autre curiosité : un araucaria s’est imbriqué dans un houp. Il n’y a pas que les arbres qui étonnent lorsqu’on se balade dans le parc. Du côté de l’eau, on trouve aussi des marmites, dont la « Marmite du Géant ». Il s’agit en fait de cavités creusées naturellement par le tourbillon de l’eau et des galets. Sa forme est circulaire et on l’observe à différents endroits de la Rivière Bleue.

La forêt noyée : un spot envoûtant

Avec ses centaines de tronc blanchis immergés dans l’eau du lac de Yaté, la forêt noyée offre un paysage étrange et pour le moins original. Celui-ci résulte de la submersion des arbres lorsque le lac artificiel construit en 1958 a été alimenté en eau. La matière imputrescible des chênes gommes et des kaoris fait qu’ils sont toujours là aujourd’hui ! Pour vous rendre à la forêt noyée, il suffit d’emprunter la piste principale en direction du pont Germain depuis le pont Pérignon. Après quelques centaines de mètres, vous verrez tout de suite ces morceaux de troncs sortis de l’eau. Ce panorama pittoresque est hautement photogénique, profitez-en ! Il est possible de louer des kayaks la journée, mais la meilleure manière de découvrir ce site incroyable est de le découvrir un soir de pleine lune !

Chaque mois, les prestataires Aventure Pulsion et Sud Loisirs organisent une balade à la lumière de la Lune. En kayak mono, biplace ou en canoë Canadien, vous évoluez au sein de cette forêt noyée en groupe, encadré par un ou deux guides. L’ambiance est mystique, dans le silence de la nuit. Le plus : vous pourrez rester camper dans le parc et profiter ainsi des autres activités possibles la journée (VTT, randonnées…).

Top des expériences à faire dans le parc

  • Découvrir la forêt noyée en kayak un soir de pleine lune
  • Parcourir l’un des itinéraires de randonnée ou de trail
  • Guetter le plumage gris du cagou
  • Chercher (et trouver !) le Grand Kaori
  • Dormir dans une cabadienne au Camp des Kaoris
  • Partir pour une randonnée sportive à VTT
  • Se baigner dans les trous d’eau de la Rivière Blanche
  • Découvrir la Maison du Parc qui retrace l’histoire des lieux
  • Participer à une compétition sportive (Ultra Trail NC, Trail des Cagous, Pérignon…)

Randonnées pédestres

Pas moins de 18 sentiers pédestres balisés sillonnent les trois espaces du parc : Rivière Blanche, Rivière Bleue et Haute Rivière Bleue. Pour vous rendre au départ de votre randonnée, vous pouvez prendre la navette du parc. Son trajet dessert cinq arrêts stratégiques, jusqu’au Vieux Refuge, le terminus. N’oubliez pas de prendre votre ticket dès l’entrée du Parc, ainsi que la carte du parc, indispensable pour vous repérer. Renseignez-vous sur le niveau de difficulté avant de partir. Si vous vous éloignez des aires aménagées, penser à prendre de l’eau potable avec vous. Notez également que vous pouvez faire appel à des guides de randonnée, notamment pour vous conduire au début du sentier de Grande Randonnée GR NC1.

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Un conseil : pour apprécier pleinement la diversité des paysages du parc, choisissez le sentier des Trois Forêts. De difficulté moyenne, il dure 1h et progresse tantôt en milieu humide, tantôt en forêt sèche.

VTT… avec ou sans assistance électrique

Le parc se découvre aussi très bien à vélo. Le VTT est un excellent moyen de parcourir de plus grandes distances pour avoir un meilleur aperçu de la diversité des paysages. On trouve en tout 6 pistes de VTT allant du niveau le plus facile (vert) au plus exigeant (noir). Un parcours adapté aux vélos avec assistance électrique. Si vous ne possédez pas votre propre matériel, sachez que des prestataires en louent sur place. Pensez à prendre eau, crème solaire et de quoi vous couvrir la tête : selon les sentiers, l’ombre peut devenir rare et il fait vite chaud avec l’effort.

Le parc accueille chaque année La Pérignon, une course de VTT idéale pour découvrir des lieux insoupçonnés ! Pour ne pas la manquer, consultez notre agenda des événements en province Sud.

Passez une nuit insolite !

Il est non seulement possible de camper à l’intérieur du parc côté Rivière Bleue, mais on peut le faire de manière totalement insolite. Différents hébergements atypiques sont proposés à l’entrée du parc par Loisirs Concept. Au Camp des Kaoris, on trouvera par exemple des cabadiennes, au cœur des arbres. Des tentes suspendues, les Plum’arbres, Stingray et Tipi vous accueillent aussi pour une nuit étonnante à l’écoute de la nature qui vous entoure.

Quelques règles à respecter

Comme toute réserve protégée, le parc est soumis à quelques règles pour ses visiteurs. Côté Rivière Blanche, il vous est possible de garder votre véhicule, mais vous ne pourrez pas dormir sur place. Côté Rivière Bleue en revanche, votre voiture devra restée stationnée au pont Pérignon. Vous serez invité à poursuivre à pied, à VTT ou en empruntant les navettes bien pratiques du parc. Sur place, les aires de pique-nique aménagées sont toutes équipées d’un bloc sanitaire, de farés ouverts et d’un espace barbecue doté de bois de chauffe. Il est possible de camper dans le parc, à condition de monter sa tente à la fermeture du parc au public et la démonter au petit matin. Les séjours en bivouac doivent être signalés à l’arrivée au guichet du parc. Il est interdit de ramasser du bois et autres espèces végétales du parc. On ne peut pas non plus amener son animal domestique, ni chasser.

Un conseil

Pour les moins sportifs qui souhaitent tout de même visiter le parc, une navette circule toute la journée avec des passages aux arrêts du parc toutes les 1h30. Pensez à vous présenter suffisamment à l’avance, notamment le weekend.

SUR PLACE ET AUX ALENTOURS

Informations pratiques

Les petits conseils à savoir

  • Les visiteurs sont admis jusqu’à 14 h
  • S’arrêter à la Maison du parc pour visiter l’exposition
  • Emporter son maillot de bain pour profiter des nombreux trou d’eau
  • Prévoir son repas pour pique-niquer sur place
  • La navette de transport des clients et de leurs affaires se prend au Pont Pérignon
  • Compter environ 15 – 20 min de voiture entre le guichet et le Pont Pérignon

Se rendre sur place

Distance de Nouméa : 66 km (1h30)
L’accès se fait exclusivement en voiture par l’entrée principale du parc, à Ouénarou (itinéraire)

Ouverture et horaires

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